isa a écrit :NE JAMAIS RIEN DIRE devient son quotidien, nous habitons à 400kms Isa
... je pense que nous sommes nombreuses dans ce cas - moi non plus JE NE DIT JAMAIS RIEN ou presque ... née en 45, donc le même ‚ge que ta maman
Ma fille habite à 500 km et mon fils en Irlande (je ne sais pas combien ça fait de km)
Quand je fais une "crise" d'angiocholite typique de ma maladie, 40? de fièvre, frissons, douleurs, fatigue extrême, prurit, nausées etc.... à rien pouvoir faire que rester au fond du lit sans manger (impossible) , à boire peut être un peu d'eau quand j'y pense, et si je peux me lever, pour prendre mon traitement antibiotique de cheval que je dois commencer immédiatement dans ces cas là. Antibiotiques que j'ai toujours avec moi pour "le cas où". Et ça peut durer deux - trois jours, parfois quatre. Eh bien je ne dis rien à personne. Ni à mes enfants, ni aux amis. Je ne réponds pas au téléphone, je "m'enfonce" dans mon lit. Personne n'est au courant. Quand j'en émerge je vais faire une analyse de sang (pour les ASAT, ALAT, bilirubine, gamma-GT etc..) au labo (j'ai toujours une ordonnance pour ça) et si c'est très mauvais je vais essayer de penser d'amener les résultats à mon médecin lors de ma visite de contrôle suivante.
Ceci juste pour te dire, que nous sommes de toutes sortes. Ceux qui aiment raconter leur maladie à leur entourage et à qui ça fait du bien sans doute, et ceux qui ne veulent rien laisser voir. Ce qui est mon cas, et sans doute en peu aussi le cas de ta maman. Mes enfants savent la maladie que j'ai. Je leur ai expliqué de quoi il s'agit, quelles sont les évolutions possibles. Mais c'est tout. Puis lorsque je dois être hospitalisée, quelques fois en urgence (surtout à cause de la fièvre trop élevée et des risques infectieux) alors là, oui, j'informe mes enfants... après quelques jours quand ça va déjà mieux.
On ne peut pas forcer les gens à se raconter. Essaie d'accepter ta maman comme elle est.
Bonne nuit