Hello Sylvie, Curieuse et les autres.
Tout d'abord,Sylvie il ne faut pas opposer "zen attitude" et anxiété;
Ne pas être zen ne veut pas dire être anxieux
Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que l'on émet des hypothèses sur la relation entre le psychisme ou la psychologie et les maladies .
Tous les médecins (et c’est connu également de tous) disent qu’avoir un bon moral , se “sentir bien dans sa tête” sont des éléments très importants pour la lutte du malade contre sa maladie , et pas seulement pour son confort ...
Mais, de là à penser que par exemple des maladies comme les nôtres ( ou plein d’autres maladies auto-immunes ou le cancer etc.. dont les origines sont inconnues ou mal connues ) auraient une origine psychique ou psychologique, je n’ai jamais entendu ou lu des avis de scientifiques qui croient fermement à cette seule hypothèse.
C’est d’ailleurs assez récurent que pour la plupart des maladies dont on ne connaît pas l’origine les patients soulèvent cette question en mettant en relation “l’apparition supposée de la maladie” avec tel ou tel événement d’ordre psychologique ; par exemple à l’émission de France inter de ce soir consacrée à la sclérose en plaques la question a été posée sur l’origine de la maladie suite à un choc psychologique.
Les neurologues présents à l’émission ont noté avec juste raison qu’il était difficile d’évaluer ce qu’était un choc psychologique, et qu’aucune étude scientifique permettait de donner crédit à cette hypothèse; mais ceci étant dit ils ne réfutent pas l’idée que le psychisme et la psychologie pouvaient avoir une importance dans la gestion de la maladie.
C’est également l’avis du Pr Poupon lorsqu’il a été interrogé à peu près dans les mêmes termes à propos de nos maladies lors d’une de nos réunions d’adhérents.
Car en fait beaucoup de scientifiques pensent que beaucoup de maladies auraient des origines multifactorielles et qu’ainsi ne privilégier parmi tous les facteurs que le facteur psychologique ou psychique serait beaucoup trop réducteur...
( voir les sujets dans le forum qui parlent des recherches sur nos maladies)
Autre chose par contre est de soigner son équilibre psychologique et psychique avant ou après le diagnostic de la maladie .
Pour certains ce sera telle méthode de relaxation, ou tel travail psychologique avec tel ou tel thérapeute ou telle ou telle méthode, etc... et si cela fait du bien et satisfait le patient qui se sent mieux, c’est formidable, non ?
Mais,croire que cela peut guérir...., cela parait une utopie, qui serait dangereuse à notre sens, si cela amenait le malade à se croire dispensé du coup de suivre les traitements prescrits par l’hépatologue.....