J'ai 52 ans, je vis en Belgique et je suis avocate.
J'ai appris hier que j'étais très probablement atteinte d'une HAI.
Voici exactement 2 semaines, une hépatite a débuté de manière brusque et aigüe. En deux heures, j'étais KO. Je n'ai jamais eu de problème hépatique jusqu'à présent. Les douleurs étaient très fortes, au niveau de l'épigastre notamment. L'ictère s'est installé deux jours plus tard, d'abord léger pour rapidement virer au bien jaune, au point que mes enfants me surnomment "Marge Simpson", c'est vous dire.
Les examens virologiques se sont révélés négatifs, mais FAN à 1/1280, transaminases à 2400, gamma GT à 700. Plus d'autres variables que m'a expliquées l'hépatologue pour justifier son diagnostic, mais je n'ai pas tout retenu.
Je suis familiarisée avec les maladies auto-immunes : j'ai été diagnostiquée coeliaque il y a 5 ans, et plusieurs personnes souffrent de maladies auto-immunes plus ou moins sévères dans ma famille.
Tout cela pour vous dire que, à tort ou à raison, le diagnostic m'a soulagée, parce que je suis seule avec trois enfants, mon mari est décédé d'un cancer il y a 12 ans à présent, et je redoutais une maladie beaucoup plus péjorative et à pronostic franchement plus mauvais...
Tout comme lors du diagnostic de la maladie coeliaque, je viens de vivre une période de stress intense, professionnel et personnel, et je m'interroge sur les effets délétères du stress. J'ai peine à croire que le stress soit tout à fait étranger à l'apparition des maladies auto-immunes... Qu'en pensez-vous ?
J'aurais dû être plus attentive aux signaux que m'envoyait mon corps ces derniers temps : fatigue intense, douleurs articulaires, sensation de lourdeur au niveau du foie (sans doute était-il déjà hypertrophié, mais cela survenait en général après un repas trop riche ou une soirée un peu trop arrosée). Mais voilà, quand on bosse beaucoup, qu'on est hyperactive, on n'a pas toujours l'envie d'être attentive à ces signaux, dont on a tendance à attribuer la cause au style de vie que l'on a.
Bref, tout cela pour vous dire que je prends de la prednisone depuis hier et que ô miracle, je n'ai plus mal aux articulations aujourd'hui, quel bonheur et que je ne ressens plus du côté du foie qu'une gêne légère. Même si je suis toujours bien jaune, savoir quel est l'ennemi aide. Et puis la cortisone, ça vous rebooste.
Une biopsie du foie est programmée pour jeudi prochain. Pour confirmer le diagnostic j'imagine, et voir l'étendue des dégâts...
Mais d'ores et déjà, j'ai pris de fermes résolutions pour remettre de l'ordre dans ma vie, me recentrer sur l'essentiel (càd moi !
J'ai lu sur le forum que certains prodiguaient des conseils diététiques que je compte bien adopter. C'est vrai qu'instinctivement, j'avais réduit mon alimentation ces derniers jours à un régime à base de fruits et de soupes, et je suis accoutumée à faire attention à cause du gluten. Et surtout plus d'alcool, dont je n'ai d'ailleurs pas envie.
Voilà, merci de m'avoir lue.
Je vous souhaite de bien vous porter.
Amicalement,
Lilitomat
