Hello Noeme;
Eh Non, je ne suis ni hépatologue ni médecin!
Angela et moi essayons seulement de comprendre de façon pratique et claire pour le commun des mortels les mécanismes biologiques du corps humain, des maladies , des traitements, en n'hésitant pas à poser beaucoup de questions, en "challengeant" les praticiens, etc….
Nous appliquons en quelque sorte la même philosophie à la Santé que celle que Georges Clémenceau appliquait pour la guerre: " La guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires"
En remplaçant le mot "guerre" par "santé" et le mot "militaires" par "médecins" , la devise pourrait alors être pratiquement la nôtre.
Attention, au même titre que Clémenceau ne s'opposait en rien aux militaires et au contraire en avait besoin comme il l'a d'ailleurs parfaitement démontré, de même, cette même philosophie appliquée à la Santé ne s'oppose en rien au corps médical, au contraire.
Cette philosophie ne fait que remettre à sa vraie place le rôle central du malade: c'est lui qui doit gérer sa santé , c 'est lui qui est le décisionnaire en dernier ressort pour tout ce qui concerne son bien le plus précieux: sa santé. Il n 'est évidemment pas seul car bien évidement il a autour de lui une équipe,des médecins bien sûr, mais pas seulement: les médecins en qui il a confiance sont ces personnes qui possèdent la connaissance technique de la médecine et de sa pratique; les bons rapports et la confiance que le malade entretient avec eux ne veulent pas dire qu'il doive les suivre aveuglément: il ne doit pas hésiter à les questionner,à les challenger tout en douceur, et réfléchir afin de forger sa propre opinion; si le patient a des doutes sur la conduite à tenir après avoir écouté arguments et explications de ses médecins ( généraliste et spécialiste) il ne doit pas hésiter à consulter quelqu'un d'autre pour avoir un autre avis et en dernier ressort c'est lui qui doit décider de son sort. Le reste de l'équipe, c'est le conjoint, la famille, les amis , éventuellement l'association si le malade lui demande de l'aide

; leurs avis sont là pour le soutenir moralement et psychologiquement mais aussi pour aider le malade à prendre la meilleure décision possible pour son cas particulier; car le malade peut être fragilisé; il peut avoir peur, il peut manquer passagèrement d'objectivité car il est difficile d'être juge et partie; le reste de l'équipe est donc là non pour se substituer au malade ou pour faussement le rassurer notamment en lui mentant sur son état ou en l'infantilisant, mais pour l'aider à surpasser ses peurs à analyser froidement et logiquement la situation par rapport à ses propres critères, etc…
C'est cette philosophie qui guide l'orientation de notre association et que nous essayons de transmettre à nos adhérents et ceux qui nous lisent sur le forum.
Notre but est que les malades maîtrisent leur maladies, en sachent le plus possible le plus objectivement possible, afin qu'ils soient les mieux "armés" contre la maladie, qu'ils puissent surmonter leurs peurs , être capables de poser les bonnes questions aux médecins ( parfois sans réponse…), bref qu'ils puissent accepter la maladie comme une compagne certes non désirée mais que l'on "domine" psychologiquement.
Toutefois, cette ambition est plus facile à dire qu'à faire! La preuve en est que Noeme , Cathy et bien d'autres, n'ont pas encore réussi à dominer cette peur, cette angoisse qui ne disparaissent plus depuis le diagnostic et qui leur pourrissent la vie.
Je compte donc réfléchir et écrire une nouvelle "plaidoirie" afin de tenter d'aider celles et ceux qui n'arrivent pas encore à surmonter leurs angoisses au quotidien , comme en témoignent leurs nombreux messages en ce sens
