Hello Suzanne, je réagis juste à ton commentaire concernant Michel:" ...Michel se rend bien compte que si je viens ici, sur le forum, c'est surtout pour me rassurer MOI...".
S'il se rend compte de cela cela veut dire qu'il te sait encore très inquiète à son sujet;....et moins il te sentira inquiète mieux cela vaudra pour lui

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Mais lui , vient il sur notre site ? lui fais tu lire des articles commentaires ou témoignages ? Que pense t il ? Que fait il pour mieux gérer sa situation? Car si nous avons beaucoup dialogué avec toi jusqu'ici, c'est tout de même lui qui est le plus concerné par sa CSP
J'ai un peu l'impression qu'il est plutôt pessimiste et fataliste car dans un des tes précédents messages, tu as dit qu'il s'était mis dans la tête de ne pas en avoir pour plus de 20 ans à vivre ! Pourquoi s'est il mis cette fausse idée dans la tête
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?
Aujourd'hui dans les pays développés les issues des maladies qui sont l'objet de notre association ne sont plus fatales !
A condition de suivre scrupuleusement les traitements prescrits, les soins apportés permettent de ralentir voire stopper la progression de la maladie; si celle-ci ne parvenait pas à être enrayée et que le stade de la cirrhose ne permettait plus une qualité de vie au malade et devenait dangereux pour sa vie, la greffe du foie serait là pour lui donner le moyen de continuer à vivre très bien.
Nous avons dans l'association quelques adhérents qui ont été greffés et qui vivent aujourd'hui très bien.
Mais comme cela a été déjà dit maintes fois, la greffe est un recours que finalement peu de malades ont eu ou auront car fort heureusement les diagnostics sont désormais plus précoces que par le passé, et les soins s'améliorent.
Aussi, il est important que Michel ait mieux confiance dans l'avenir et qu'il fasse ce travail sur lui-même que tous ceux qui te répondent ici sur le forum font ou ont fait.
Ce travail sur soi-même peut être plus ou moins long et difficile, mais c'est un élément psychologique important qui aide considérablement.
Il s'agit dans un premier temps de sortir de la période de l'état de choc à l'annonce de la maladie, puis progressivement "d'accepter" sa maladie, puis la "digérer" et en même temps la "dompter" un peu comme un homme qui, après avoir vécu douillettement dans un univers citadin bien organisé et sécurisé, se retrouverait brutalement seul en pleine nature, en milieu sauvage rempli d'animaux dangereux.
Après les peurs initiales, à force de d'apprentissage de sa nouvelle vie, à force de volonté et surtout de volonté de bien vivre, il pourra les maîtriser, les garder à distance grâce au fait qu'il connaît tout d'eux, qu'il prendra en compte les nouvelles contraintes que cela lui engendrera dans sa vie quotidienne;
Il apprendra aussi à être vigilant, et les précautions qu'il aura acquises lui seront des éléments naturels de sa vie.
Il s'appuiera aussi sur toute aide qui pourra lui être apportée: amitié avec les autochtones, les animaux domestiques etc...( pense aux romans d'aventure de notre enfance

)....
Tout ces changements seront devenus des routines normales de sa vie, l'univers hostile qui l'entoure lui sera devenu familier et il s'en sera accommodé, et il aura atteint une sérénité qui lui fera éviter de paniquer à la moindre alerte....
Le moral est donc important non seulement pour lutter contre la maladie mais aussi pour... bien vivre.
Et, même s'il ne faut pas nier qu'il peut y avoir des cas difficiles, tu as reçu déjà beaucoup de témoignages te disant qu'on peut le plus souvent bien vivre vivre avec une CSP et.... longtemps.
Aussi, ce n'est pas seulement toi qui doit en être convaincue , mais principalement ton mari Michel.
Alors essaie de réfléchir à comment l'aider à gagner la confiance en l'avenir et se forger un bon moral;
Par exemple pourquoi ne vient il pas nous parler sur le forum?
