Cholangite auto-immune ?
Publié : dim. 24 janv. 2021, 7:10 pm
Bonsoir à tous,
Je suis une femme de 49 ans (en vrai bientôt 50
).
Pardon d’avance pour le pavé mais je préfère dérouler le parcours qui m’amène ici, même si je ne suis pas certaine que mon cas relève de ce forum.
En Mars 2020 est apparue une douleur dans l’hypochondre droit. Fluctuante au départ elle est devenue de plus en plus constante.
Ma maman est décédée d’un cancer du pancréas (une forme extrêmement rare de ce cancer je le sais depuis), qui s’était déclaré à mon âge. Alors forcément j’avais ça en tête...
Échographie et prises de sang normales.
J’insiste auprès de mon gastro-entérologue car je n’ai plus trop d’appétit, me sens nauséeuse, la douleur s’accentue après les repas, et j’ai des épisodes de diarrhée jaune graisseuse.
Un scanner note une légère dilatation distale de la voie biliaire. Une biliIRM confirme la dilation et relève un aspect de stop assez brutal du cholédoque.
Panique à bord. Même les médecins s’affolent un peu du coup.
Écho-endoscopie en urgence. Tout est normal. Voie biliaire normale (!!)
Rassurée. Mais la douleur est toujours là, pas d’appétit. Et je ne comprends pas pourquoi scanner et IRM voient une dilatation et pas l’écho-endoscopie.
Je consulte un autre gastro-entérologue qui accepte de me refaire une écho-endoscopie. Verdict : pancréas, vésicule RAS. Légère dilatation de la voie biliaire au-dessus du pancréas.
Il me dit que tout cela reste dans la normale, qu’il n’y aucune tumeur et qu’il n’ira pas plus loin dans les examens.
Au temps pour la douleur, la voie biliaire dilatée sans explication. Débrouillez-vous avec ça.
Cela fait 5 mois que je souffre quotidiennement.
Je revois mon gastro-entérologue habituel. Il me reproche un peu d’être allée voir ailleurs.
Me conseille d aller voir un psy (!!).
Malgré tout il me dit d’aller voir LE spécialiste à Marseille, à l’IPC, pour me rassurer.
J’obtiens rapidement un RDV.
Le spécialiste pense lui tout de suite à un problème de vidange biliaire. Il me fait passer une scintigraphie biliaire. Bingo : la bile reste bloquée. Diagnostic : dysfonctionnement du sphincter d’Oddi. (J’ai toujours ma vésicule).
Ouf ! Je ne suis pas folle, c’est déjà ça.
Avec tout ça, j’ai perdu totalement confiance dans les médecins. Aussi je lui demande de vérifier par écho-endoscopie qu’il n’y a rien d’autre (le poids de l’histoire de ma Maman est là..). Compréhensif, il accepte.
L’écho-endoscopie confirme la légère dilatation mais elle note aussi un épaississement de la paroi de la voie biliaire sur toute sa longueur. Il suspecte une cholangite, probablement auto-immune.
À la lecture du compte-rendu je me suis dit que j’avais un cholangiocarcinome !!
Au RdV bilan le spécialiste me « rassure » sur ce point : il n’a aucun doute. La paroi est épaissie sur toute la longueur de manière uniforme, et même la paroi de la vésicule est légèrement épaissie.
Pas de traces d’igG 4 dans la prise de sang ni dans la biopsie.
Malgré tout le bilan définitif du spécialiste est : dysfonctionnement du sphincter d’Oddi (super rare, surtout quand on a encore sa vésicule) et cholangiopathie, probablement d’origine auto-immune (un truc encore plus rare sans doute, surtout sans marqueurs positifs.)
Il y avait eu en Mai une légère augmentation des gammaglobulines dans l’électrophérèse des protéines sur un bilan mais c’est tout.
Pardon d’avoir été si longue mais il me paraissait important de dérouler le parcours qui a abouti au diagnostic.
Aujourd’hui sous trimebutine et omeprazole la douleur est sous contrôle. (C’est pour l’aspect sphincter d’Oddi je pense).
Il m’a prescrit du Cholurso mais je me suis refusée jusque-là à le prendre à cause des effets secondaires (diarrhées) et surout à cause de la présence du dioxyde de titane : interdit en France depuis 1 an, sauf dans les dentifrices et médicaments. Je suis censée prendre un truc à vie pour éviter d’être malade mais qui est reconnu comme cancérigène, sans compter qu’on n’est même pas sûr à 100% du diagnostic ?
Voilà. Je me demandais s’il y avait parmi vous des cas de cholangite auto-immune ?
Je dois faire une prise de sang tous les 6 mois et une biliIRM tous les ans.
Le spécialiste m’a dit : « on n’est pas à l’abri d’avoir mis le doigt sur un truc qui ne sortira que dans 10 ou 15 ans »
Hein ??!!
J’ai l’impression de ne rentrer dans aucune case...
Est-ce qu’on aurait pu passer à côté d’une CBP ? Sachant que mes bilans hépatiques n’ont jamais été perturbés ?
Merci par avance de m’avoir lue jusqu’ici.
Belle soirée à vous.
Je suis une femme de 49 ans (en vrai bientôt 50
Pardon d’avance pour le pavé mais je préfère dérouler le parcours qui m’amène ici, même si je ne suis pas certaine que mon cas relève de ce forum.
En Mars 2020 est apparue une douleur dans l’hypochondre droit. Fluctuante au départ elle est devenue de plus en plus constante.
Ma maman est décédée d’un cancer du pancréas (une forme extrêmement rare de ce cancer je le sais depuis), qui s’était déclaré à mon âge. Alors forcément j’avais ça en tête...
Échographie et prises de sang normales.
J’insiste auprès de mon gastro-entérologue car je n’ai plus trop d’appétit, me sens nauséeuse, la douleur s’accentue après les repas, et j’ai des épisodes de diarrhée jaune graisseuse.
Un scanner note une légère dilatation distale de la voie biliaire. Une biliIRM confirme la dilation et relève un aspect de stop assez brutal du cholédoque.
Panique à bord. Même les médecins s’affolent un peu du coup.
Écho-endoscopie en urgence. Tout est normal. Voie biliaire normale (!!)
Rassurée. Mais la douleur est toujours là, pas d’appétit. Et je ne comprends pas pourquoi scanner et IRM voient une dilatation et pas l’écho-endoscopie.
Je consulte un autre gastro-entérologue qui accepte de me refaire une écho-endoscopie. Verdict : pancréas, vésicule RAS. Légère dilatation de la voie biliaire au-dessus du pancréas.
Il me dit que tout cela reste dans la normale, qu’il n’y aucune tumeur et qu’il n’ira pas plus loin dans les examens.
Au temps pour la douleur, la voie biliaire dilatée sans explication. Débrouillez-vous avec ça.
Cela fait 5 mois que je souffre quotidiennement.
Je revois mon gastro-entérologue habituel. Il me reproche un peu d’être allée voir ailleurs.
Me conseille d aller voir un psy (!!).
Malgré tout il me dit d’aller voir LE spécialiste à Marseille, à l’IPC, pour me rassurer.
J’obtiens rapidement un RDV.
Le spécialiste pense lui tout de suite à un problème de vidange biliaire. Il me fait passer une scintigraphie biliaire. Bingo : la bile reste bloquée. Diagnostic : dysfonctionnement du sphincter d’Oddi. (J’ai toujours ma vésicule).
Ouf ! Je ne suis pas folle, c’est déjà ça.
Avec tout ça, j’ai perdu totalement confiance dans les médecins. Aussi je lui demande de vérifier par écho-endoscopie qu’il n’y a rien d’autre (le poids de l’histoire de ma Maman est là..). Compréhensif, il accepte.
L’écho-endoscopie confirme la légère dilatation mais elle note aussi un épaississement de la paroi de la voie biliaire sur toute sa longueur. Il suspecte une cholangite, probablement auto-immune.
À la lecture du compte-rendu je me suis dit que j’avais un cholangiocarcinome !!
Au RdV bilan le spécialiste me « rassure » sur ce point : il n’a aucun doute. La paroi est épaissie sur toute la longueur de manière uniforme, et même la paroi de la vésicule est légèrement épaissie.
Pas de traces d’igG 4 dans la prise de sang ni dans la biopsie.
Malgré tout le bilan définitif du spécialiste est : dysfonctionnement du sphincter d’Oddi (super rare, surtout quand on a encore sa vésicule) et cholangiopathie, probablement d’origine auto-immune (un truc encore plus rare sans doute, surtout sans marqueurs positifs.)
Il y avait eu en Mai une légère augmentation des gammaglobulines dans l’électrophérèse des protéines sur un bilan mais c’est tout.
Pardon d’avoir été si longue mais il me paraissait important de dérouler le parcours qui a abouti au diagnostic.
Aujourd’hui sous trimebutine et omeprazole la douleur est sous contrôle. (C’est pour l’aspect sphincter d’Oddi je pense).
Il m’a prescrit du Cholurso mais je me suis refusée jusque-là à le prendre à cause des effets secondaires (diarrhées) et surout à cause de la présence du dioxyde de titane : interdit en France depuis 1 an, sauf dans les dentifrices et médicaments. Je suis censée prendre un truc à vie pour éviter d’être malade mais qui est reconnu comme cancérigène, sans compter qu’on n’est même pas sûr à 100% du diagnostic ?
Voilà. Je me demandais s’il y avait parmi vous des cas de cholangite auto-immune ?
Je dois faire une prise de sang tous les 6 mois et une biliIRM tous les ans.
Le spécialiste m’a dit : « on n’est pas à l’abri d’avoir mis le doigt sur un truc qui ne sortira que dans 10 ou 15 ans »
Hein ??!!
J’ai l’impression de ne rentrer dans aucune case...
Est-ce qu’on aurait pu passer à côté d’une CBP ? Sachant que mes bilans hépatiques n’ont jamais été perturbés ?
Merci par avance de m’avoir lue jusqu’ici.
Belle soirée à vous.