Nouvelle sur ce forum et tant de questions...
Publié : mer. 11 déc. 2019, 11:07 am
Bonjour à toutes et tous
Par où commencer ?..
Je m'appelle Émi, j'ai 41 ans et je suis totalement perdue avec mes problèmes de foie...
Je bénis l'existence de votre association ainsi que ce forum où l'on peut s'exprimer et demander de l'aide !
Pour moi tout a officiellement commencé un petit matin de 2014 à me tordre de douleur comme jamais de ma vie... administrée aux urgences, diagnostic : colique hépatique due à de la lithiase biliaire.
Une cholécystectomie est décidée et réalisée quelques jours après...
Tout se déroule bien, les mois passent et je me dis que tout cela est derrière moi ! mais...
Une autre crise dans le même genre que la première se présente de nouveau alors que j'étais censée être débarrassée !
Je me rends donc de nouveau à l'hôpital... Bilan hépatique contrarié, transaminases anormalement élevées, et tout le tintouin.
Seule l'échographie se veut rassurante.
Je revois ma chir qui n'a pas la moindre explication mais me dit que cela peut arriver de temps en temps, sans aucune explication à cela, ne pas paniquer.
Je retiens donc ses "sages" paroles.
D'autant plus que le phénomène tend à se répéter... De simples spasmes à une douleur plus nette sous les côtes, toujours au moment du réveil ou un peu avant... Mais je ne m'alarme pas et prend mon mal en patience... Jusqu'à une crise plus importante que les autres qui me conduisent de nouveau chez ma chir qui ordonne cette fois un bili-Irm.
Et devinez quoi ? Toujours r.a.s. !!!
Tout paraît absolument normal, AUCUNE explication à ces crises.
Je lui demande si cela pouvait être du à la dysfonction du sphincter d'Oddi... réponse évasive de sa part (Et là j'ai senti que je touchais aux limites de la science et de la connaissance de certains spécialistes).
Un "oui, éventuellement" sera sa seule réponse sans jamais chercher à explorer plus avant.
Elle continue de se vouloir rassurante en me disant que cela arrive à certains de ses patients cholecystectomisés sans savoir pourquoi.
Le temps passe, les crises semblent passer aussi (Je remarque à titre personnel qu'il y a du mieux quand je m'impose une hygiène de vie stricte et que je saute le repas du soir).
Quelques spasmes par-ci par-là subsistent mais je ne me rends plus à l'hôpital pour autant sauf que...
Une autre crise assez fort arrive en 2017.
Retour case départ. Ce coup-ci je me rends dans un autre hôpital. Toujours la même chose : bilan hépatique très contrarié mais écho satisfaisante ne démontrant aucune lésion ou dilatation de quoi que ce soit.
Cependant, cet hôpital me dit que les cellules de mon foie sont en train de se détruire et que ce n'est pas normal du tout.
Ils m'alarment. Ils veulent explorer.
Tout d'abord on m'ordonne toute une batterie de tests sanguins, toutes les hépatites possibles et imaginables, le VIH, le cytomegalovirus, etc. :
Tout revient négatif.
(À part la mononucléose qui montre que je l'ai déjà eu il y a longtemps)
Ils sont devant un casse-tête chinois et me proposent alors une écho-endoscopie.
Devant les risques que cela comporte (Pancréatite entre autres) et étant mal à l'aise dans cet hôpital, je refuse.
Mon mari signe une décharge.
Le chef de service vient m'engueuler dans ma chambre en me disant que je risque un sepsis... ! Je retourne alors voir ma chir (à l'autre hôpital) qui me dit que j'ai bien fait de refuser cette exploration qu'elle juge plutôt inutile car dangereuse.
Pour elle, toujours aucun souci à l'horizon puisque je ne présente pas selon elle de signes préoccupants (Ictère, selles décolorées ou ventre gonflé).
Je refais une crise l'été dernier.
Extrêmement intense.
Cette fois ça irradie plutôt tout le long sous les côtes que juste sous le côté droit.
Elle dure au moins 4 h.
Envie de vomir. Faible.
Trop de monde aux urgences.
Je rebrousse chemin.
Mon médecin généraliste me fait faire un bilan. Encore mauvais au niveau hépatique mais exclut la pancréatite car taux de lipase normal.
Il ordonne un scanner abdomino pelvien avec injection. Conclusion : juste un kyste biliaire intra hepatique d'aspect banal.
Tout apparaît normal (Ouf !)
Cependant... Me voilà rendue en décembre et...
La semaine dernière étant déjà quelque peu souffrante (une sorte de bronchite qui traine...) je fais un épisode de fièvre assez haute (38.6 après avoir pris 2 Daffalgan), cela est plutôt rare car j'ai rarement de la fièvre. J'ai des frissons intenses qui m'obligent à prendre une douche très chaude tellement je frissonne, j'ai des courbatures terribles, je suis clouée au lit toute la journée, je pense à un début de grippe, il est tard, mon mari entre à la maison et m'emmène aux urgences, bilan des courses : pas de grippe mais... Devinez quoi ? Un bilan hépatique catastrophique ! Encore une fois ! Comme si tout me ramenait inlassablement à ça ! Toujours !
Alors que je ne voyais pas le lien avec ce que j'avais. On m'évoque la mononucléose ou encore une fois une hépatite (Alors qu'on m'avait déjà fait la batterie de tests 2 ans avant comme je l'évoquais un peu plus haut...)
Je viens de refaire tous les tests (J'attends cependant encore le résultat de l'hépatite delta et E) et tout est toujours NÉGATIF.
Cependant mes taux explosent des records ! Voyez plutôt :
ASAT -> 423 u/l
ALAT -> 720 u/l
GAMMA GT -> 241 u/l
Et cette fois même les Phosphatases alcalines ont augmentées : 177 u/l
La protéine C reactive est à 16,3 mg/l !!!
Les lymphocytes sont un peu bas (0,93 giga/l)
Cette fois le médecin urgentiste me dit qu'on ne me lâchera pas dans la nature sans savoir. Il vient de me prendre un rendez vous chez un virologue de l'hôpital pour le 2 janvier et chez un hépatologue le 13.
Il me dit qu'il est devant une énigme.
Seule certitude : mon foie est en train de se détruire !
Il me dit que je présente désormais un profil de cytolyse hépatique chronique dont l'origine est pour le moment inconnue.
Il me dit que cela peut provenir d'une maladie rare, orpheline, d'un problème métabolique (Première fois que cela m'est évoqué).
Il me dit que mon état grippal n'avait peut-être réellement rien à voir avec mon foie mais comme celui-ci semble présenté une faiblesse, voire une déficience, il réagit au moindre virus.
Il ajoute que j'ai peut-être un problème génétique depuis l'enfance; tant de pistes à explorer et tant de questions dans ma tête...
Je ne viens pas pour vous demander un diagnostic en ligne mais de partager avec moi vos avis, vos expériences car je me sens perdue. Et j'ai peur. Peur du fait que mon foie se détruise en silence.
Je ne sais pas vers où je vais.
Probablement vers une cirrhose ?
Je me dis que tout cela est en train de diminuer considérablement mon espérance de vie. J'ai peur de ne pas voir mes enfants grandir. Comment stopper ce processus infernal de destruction des cellules du foie ?!
Je me sens tellement impuissante !
J'ai perdu il y a 2 ans un cousin de 46 ans. Il avait une cirrhose. Je n'en sais pas plus sur les tenants et les aboutissants (Mon père me dit qu'il avait tout de même des problèmes d'alcool) mais à présent je ne peux m'empêcher de me demander si ce n'est pas un problème génétique ?
Nous sommes plusieurs membres de la famille à avoir eu des calculs biliaires par exemple. Pour ma part j'ai une bonne hygiène de vie. Je ne bois que rarement et ne fume pas. Ça n'a pas toujours été le cas car je fumais quand j'étais plus jeune mais j'ai stoppé il y a 10 ans de cela et l'alcool j'en buvais plus régulièrement quand j'étais étudiante mais ce nest plus le cas.
Ce qui me préoccupe également c'est que jai été emmenée à prendre beaucoup de médicaments dans ma vie. Notamment beaucoup de traitements antibiotiques pour mes angines... J'ignore si c'est un médicament qui m'aurait empoisonnée à un moment donné... Ou un complément alimentaire ? Un produit pour maigrir ?
Je ne sais plus quoi penser.
J'attends mon rendez-vous chez l'hepatologue avec beaucoup d'angoisse.
Mais les 3 questions principales que je me pose et que je vous pose sont les suivantes :
Est-ce que la cytolyse hépatique est irréversible ? Et qu'est-ce qui peut la causer ?
Est-ce que j'aurais pu avoir une cholestase dernièrement lors de mon épisode de fièvre ?
Aucun médecin ne l'a évoqué mais à la lecture d'articles glanés sur le net je me demande si ça ne serait pas ça.
Merci infiniment d'avoir pris le temps de me lire jusqu'au bout et pardonnez-moi pour ce pavé !
Belle journée à tous,
Émi
Par où commencer ?..
Je m'appelle Émi, j'ai 41 ans et je suis totalement perdue avec mes problèmes de foie...
Je bénis l'existence de votre association ainsi que ce forum où l'on peut s'exprimer et demander de l'aide !
Pour moi tout a officiellement commencé un petit matin de 2014 à me tordre de douleur comme jamais de ma vie... administrée aux urgences, diagnostic : colique hépatique due à de la lithiase biliaire.
Une cholécystectomie est décidée et réalisée quelques jours après...
Tout se déroule bien, les mois passent et je me dis que tout cela est derrière moi ! mais...
Une autre crise dans le même genre que la première se présente de nouveau alors que j'étais censée être débarrassée !
Je me rends donc de nouveau à l'hôpital... Bilan hépatique contrarié, transaminases anormalement élevées, et tout le tintouin.
Seule l'échographie se veut rassurante.
Je revois ma chir qui n'a pas la moindre explication mais me dit que cela peut arriver de temps en temps, sans aucune explication à cela, ne pas paniquer.
Je retiens donc ses "sages" paroles.
D'autant plus que le phénomène tend à se répéter... De simples spasmes à une douleur plus nette sous les côtes, toujours au moment du réveil ou un peu avant... Mais je ne m'alarme pas et prend mon mal en patience... Jusqu'à une crise plus importante que les autres qui me conduisent de nouveau chez ma chir qui ordonne cette fois un bili-Irm.
Et devinez quoi ? Toujours r.a.s. !!!
Tout paraît absolument normal, AUCUNE explication à ces crises.
Je lui demande si cela pouvait être du à la dysfonction du sphincter d'Oddi... réponse évasive de sa part (Et là j'ai senti que je touchais aux limites de la science et de la connaissance de certains spécialistes).
Un "oui, éventuellement" sera sa seule réponse sans jamais chercher à explorer plus avant.
Elle continue de se vouloir rassurante en me disant que cela arrive à certains de ses patients cholecystectomisés sans savoir pourquoi.
Le temps passe, les crises semblent passer aussi (Je remarque à titre personnel qu'il y a du mieux quand je m'impose une hygiène de vie stricte et que je saute le repas du soir).
Quelques spasmes par-ci par-là subsistent mais je ne me rends plus à l'hôpital pour autant sauf que...
Une autre crise assez fort arrive en 2017.
Retour case départ. Ce coup-ci je me rends dans un autre hôpital. Toujours la même chose : bilan hépatique très contrarié mais écho satisfaisante ne démontrant aucune lésion ou dilatation de quoi que ce soit.
Cependant, cet hôpital me dit que les cellules de mon foie sont en train de se détruire et que ce n'est pas normal du tout.
Ils m'alarment. Ils veulent explorer.
Tout d'abord on m'ordonne toute une batterie de tests sanguins, toutes les hépatites possibles et imaginables, le VIH, le cytomegalovirus, etc. :
Tout revient négatif.
(À part la mononucléose qui montre que je l'ai déjà eu il y a longtemps)
Ils sont devant un casse-tête chinois et me proposent alors une écho-endoscopie.
Devant les risques que cela comporte (Pancréatite entre autres) et étant mal à l'aise dans cet hôpital, je refuse.
Mon mari signe une décharge.
Le chef de service vient m'engueuler dans ma chambre en me disant que je risque un sepsis... ! Je retourne alors voir ma chir (à l'autre hôpital) qui me dit que j'ai bien fait de refuser cette exploration qu'elle juge plutôt inutile car dangereuse.
Pour elle, toujours aucun souci à l'horizon puisque je ne présente pas selon elle de signes préoccupants (Ictère, selles décolorées ou ventre gonflé).
Je refais une crise l'été dernier.
Extrêmement intense.
Cette fois ça irradie plutôt tout le long sous les côtes que juste sous le côté droit.
Elle dure au moins 4 h.
Envie de vomir. Faible.
Trop de monde aux urgences.
Je rebrousse chemin.
Mon médecin généraliste me fait faire un bilan. Encore mauvais au niveau hépatique mais exclut la pancréatite car taux de lipase normal.
Il ordonne un scanner abdomino pelvien avec injection. Conclusion : juste un kyste biliaire intra hepatique d'aspect banal.
Tout apparaît normal (Ouf !)
Cependant... Me voilà rendue en décembre et...
La semaine dernière étant déjà quelque peu souffrante (une sorte de bronchite qui traine...) je fais un épisode de fièvre assez haute (38.6 après avoir pris 2 Daffalgan), cela est plutôt rare car j'ai rarement de la fièvre. J'ai des frissons intenses qui m'obligent à prendre une douche très chaude tellement je frissonne, j'ai des courbatures terribles, je suis clouée au lit toute la journée, je pense à un début de grippe, il est tard, mon mari entre à la maison et m'emmène aux urgences, bilan des courses : pas de grippe mais... Devinez quoi ? Un bilan hépatique catastrophique ! Encore une fois ! Comme si tout me ramenait inlassablement à ça ! Toujours !
Alors que je ne voyais pas le lien avec ce que j'avais. On m'évoque la mononucléose ou encore une fois une hépatite (Alors qu'on m'avait déjà fait la batterie de tests 2 ans avant comme je l'évoquais un peu plus haut...)
Je viens de refaire tous les tests (J'attends cependant encore le résultat de l'hépatite delta et E) et tout est toujours NÉGATIF.
Cependant mes taux explosent des records ! Voyez plutôt :
ASAT -> 423 u/l
ALAT -> 720 u/l
GAMMA GT -> 241 u/l
Et cette fois même les Phosphatases alcalines ont augmentées : 177 u/l
La protéine C reactive est à 16,3 mg/l !!!
Les lymphocytes sont un peu bas (0,93 giga/l)
Cette fois le médecin urgentiste me dit qu'on ne me lâchera pas dans la nature sans savoir. Il vient de me prendre un rendez vous chez un virologue de l'hôpital pour le 2 janvier et chez un hépatologue le 13.
Il me dit qu'il est devant une énigme.
Seule certitude : mon foie est en train de se détruire !
Il me dit que je présente désormais un profil de cytolyse hépatique chronique dont l'origine est pour le moment inconnue.
Il me dit que cela peut provenir d'une maladie rare, orpheline, d'un problème métabolique (Première fois que cela m'est évoqué).
Il me dit que mon état grippal n'avait peut-être réellement rien à voir avec mon foie mais comme celui-ci semble présenté une faiblesse, voire une déficience, il réagit au moindre virus.
Il ajoute que j'ai peut-être un problème génétique depuis l'enfance; tant de pistes à explorer et tant de questions dans ma tête...
Je ne viens pas pour vous demander un diagnostic en ligne mais de partager avec moi vos avis, vos expériences car je me sens perdue. Et j'ai peur. Peur du fait que mon foie se détruise en silence.
Je ne sais pas vers où je vais.
Probablement vers une cirrhose ?
Je me dis que tout cela est en train de diminuer considérablement mon espérance de vie. J'ai peur de ne pas voir mes enfants grandir. Comment stopper ce processus infernal de destruction des cellules du foie ?!
Je me sens tellement impuissante !
J'ai perdu il y a 2 ans un cousin de 46 ans. Il avait une cirrhose. Je n'en sais pas plus sur les tenants et les aboutissants (Mon père me dit qu'il avait tout de même des problèmes d'alcool) mais à présent je ne peux m'empêcher de me demander si ce n'est pas un problème génétique ?
Nous sommes plusieurs membres de la famille à avoir eu des calculs biliaires par exemple. Pour ma part j'ai une bonne hygiène de vie. Je ne bois que rarement et ne fume pas. Ça n'a pas toujours été le cas car je fumais quand j'étais plus jeune mais j'ai stoppé il y a 10 ans de cela et l'alcool j'en buvais plus régulièrement quand j'étais étudiante mais ce nest plus le cas.
Ce qui me préoccupe également c'est que jai été emmenée à prendre beaucoup de médicaments dans ma vie. Notamment beaucoup de traitements antibiotiques pour mes angines... J'ignore si c'est un médicament qui m'aurait empoisonnée à un moment donné... Ou un complément alimentaire ? Un produit pour maigrir ?
Je ne sais plus quoi penser.
J'attends mon rendez-vous chez l'hepatologue avec beaucoup d'angoisse.
Mais les 3 questions principales que je me pose et que je vous pose sont les suivantes :
Est-ce que la cytolyse hépatique est irréversible ? Et qu'est-ce qui peut la causer ?
Est-ce que j'aurais pu avoir une cholestase dernièrement lors de mon épisode de fièvre ?
Aucun médecin ne l'a évoqué mais à la lecture d'articles glanés sur le net je me demande si ça ne serait pas ça.
Merci infiniment d'avoir pris le temps de me lire jusqu'au bout et pardonnez-moi pour ce pavé !
Belle journée à tous,
Émi