Noeme, réponse à ta question "...pourquoi mon médecin m’a laissé livrée à moi même au lieu de se renseigner et de m’indiquer l’existence de ces centres de compétences ? idem pour mon hépato surtout quand le patient est demandeur de renseignements ???..".
Il y a en France deux grands types de médecine : la médecine libérale et la médecine publique hospitalière.
Lorsque en 2004 - cela fait déjà 8 ans!!- constatant que la prise en charge des maladies rares ( 7000 en France) nécessite une organisation plus adaptée à leur rareté et en réponse aux demandes formulées par l'ALLIANCE MALADIES RARES ( dont ALBI fait partie), le Ministère de la Santé de l’ époque a décidé d’organiser mieux le parcours de soins de ces maladies en nommant des « Centres de Références » pour des groupes de maladies rares.
Pour ce qui concerne « nos » maladies, ce Centre de Référence est l’hôpital Saint Antoine à Paris .
Puis, afin de mieux couvrir le territoire national, le Ministère a nommé des Centres de Compétences situés en Région, ces Centres travaillant en lien avec les Centres de Références .
Ces différents Centres ont été nommés de par leurs compétences reconnues , et leurs travaux de recherche pour les maladies concernées.
Tous ces centres sont des CHUs de médecine hospitalière publique.
L’objectif affiché: drainer de façon privilégiée vers ces Centres les malades atteints, ou présumés atteints, des maladies concernées .
Hélas ces nominations n’ont pas fait l’objet de beaucoup de publicité et surtout la médecine libérale n’a pas été informée suffisamment de la mise en place de ces parcours de soins.
Par ailleurs les généralistes libéraux ont généralement bâti leur propre réseau de spécialistes libéraux à qui ils adressent généralement leurs patients lorsqu’ils détectent la nécessité de transférer le malade à un spécialiste. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de liens entre les libéraux et les CHU publics , mais ce n’est pas systématique, le CHU étant parfois considéré uniquement comme un recours; surtout la rareté des cas de maladies rares rencontrés fait que l’existence du Plan Maladie Rares qui ne s’applique qu’aux CHUs est largement méconnu de beaucoup médecins libéraux……
C’ est un sujet récurrent qu’ALBI via l’ALLIANCE MALADIES RARES adresse aux autorités de Santé….
Ceci étant dit, face à un cas de maladie qui leur pose problème et/ou pour lequel ils ont un manque notoire d’expérience pratique , certains médecins à l’égo fort dimensionné, ont parfois tendance à traiter coûte que coûte le cas par eux-mêmes au lieu de se renseigner et passer la main à des confrères plus expérimentés sur le cas particulier qui leur est soumis.
Les médecins ne sont pas des « Deus ex machina » omnipotents ; ils sont la plupart du temps formidables pour nous soigner mais ils ne sont pas infaillibles, ce sont des hommes et des femmes qui peuvent avoir comme tout un chacun des faiblesses , et des défauts. C’est pourquoi nous pronons au sein de l’association le fait que chaque malade se prenne en charge au maximum en s’informant le mieux possible sur sa maladie, en se renforçant psychologiquement, afin de « faire équipe » avec des médecins en qui il a confiance et dont il a pu discerner non seulement la compétence et l’expérience personnelle mais aussi les qualités relationnelles et la capacité à s’informer et « passer la main » si nécessaire.
